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Colin Gatouillat, lauréat du 2e prix du jury de MT180

le 13 juin 2018

Ancien élève du département Sciences du sport et éducation physique de l’ENS Rennes, Colin Gatouillat a participé avec succès à la finale nationale du concours Ma Thèse en 180 secondes. Sous les couleurs de Aix-Marseille Université où il effectue sa thèse à l’Institut des Sciences du Mouvement Étienne-Jules Marey, il a remporté le 2e prix du jury pour la présentation de son étude du processus de desportivisation chez des adolescents de collège et lycée en France.

Colin Gatouillaut (c) MT180 CPU-CNRS

Colin Gatouillaut (c) MT180 CPU-CNRS

Un concours de vulgarisation scientifique
Ma thèse en 180 secondes propose aux doctorant-e-s d'expliquer leur sujet de thèse en trois minutes seulement, en le rendant passionnant et compréhensible par tous. Chacun doit ainsi effectuer un exposé clair, concis et néanmoins convaincant de son projet de recherche, le tout avec l’appui d’une seule diapositive !  Une occasion unique de vulgariser le contenu et les enjeux de ses travaux auprès du grand public et d'acquérir des compétences en communication, bien au-delà du simple exercice de style, des compétences essentielles pour l’École normale supérieure de Rennes qui prépare principalement ses élèves aux carrières de l’enseignement supérieur et de la recherche.

En savoir plus

Entrevue avec Colin Gatouillat

AUDIO | au sujet de son parcours (.mp3) | au sujet de Ma Thèse en 180 secondes (.mp3)

Sur quoi portent tes recherches ?

De nombreuses études montrent les effets positifs (physiques, psychologiques et sociaux) de l’activité physique et du sport. Malgré les campagnes de promotion, la participation sportive des enfants et des adolescents décline en France ainsi que dans d’autres pays. Cette étude montre que l’abandon de la pratique sportive est un processus dynamique, qui peut être catégorisé en termes de domaines sociaux d’influence : le corps, la famille, l’école, les pairs et le sport lui-même. Les résultats de cette étude pourraient aider les organisations sportives ainsi que les politiques de santé à prévenir et agir sur ce phénomène de désengagement de la pratique sportive et également proposer des pistes de réflexion aux professeurs d’EPS afin d’améliorer le « goût de la pratique physique et sportive » des élèves.

Comment t’est venue l’idée de participer au concours Ma thèse en 180 secondes ?
J’y ai assisté l’année dernière en tant que spectateur parce que j’avais des copains au laboratoire qui y participaient. J’avais vu des vidéos aussi, et j’ai trouvé le format assez chouette. J’ai trouvé qu’il y avait plein de sujets, qu’on apprenait plein de choses en 3 minutes.

Conseillerais-tu à d’autres doctorants d’y participer ?
Ça permet d’avoir un autre regard sur ce que l’on fait, de sortir le nez de notre travail de tous les jours, derrière un ordinateur ou sur le terrain. Je croyais savoir communiquer parce que j’avais été formé à cela en tant qu’enseignant, mais je me suis rendu compte que j’avais beaucoup de choses à apprendre. C’est la meilleure formation doctorale que j’ai faite, de loin.

Cela demande-t-il une grande disponibilité, notamment envers les médias ?
Il y a une bonne couverture médiatique, surtout à la fin du concours, où il y a des interviews. Il y a eu beaucoup de papiers mais ce sont souvent des dépêches, donc pas forcément des sollicitations directes qui prennent du temps.
Finalement, le plus chronophage c’est l’écriture du texte et apprendre à le jouer. En même temps, c’est hyper bénéfique, à la fois pour faire le point, pour apprendre à communiquer, mais aussi sur le cv.


Cela va-t-il t’aider pour la rédaction de ton manuscrit ou pour ta soutenance ?
Dans la rédaction, je ne sais pas, parce que ce que j’ai écrit pour MT180 c’est un style très littéraire, mais pour la soutenance, c’est indéniable ! Ça va m’aider parce que j’ai beaucoup travaillé, au-delà du texte, sur la gestuelle. Je ne me rendais pas compte à quel point le langage du corps était important. Je suis aussi moniteur de thèse, et j’ai vu des choses que j’essaie de ne plus reproduire en cours face à mes étudiants. Cela m’a appris à prendre moins de temps pour formuler mes réponses.

Vois-tu quelque chose à rajouter ?

Ce concours commence à donner de plus en plus la parole aux doctorants qui y participent. On l’a vu avec la séquence soixante secondes de plus, les deux participations à l’émission « La Tête au Carré » sur France Inter (le 20 avril 2018 et le 15 juin 2018)… Ils ont vraiment donné l’opportunité aux 16 finalistes de communiquer sur leur sujet. Mais il faudrait que tous ceux qui participent à ce concours aient l’opportunité de communiquer sur leur sujet, au-delà des 3 minutes. Je pense que cela va être de plus en plus le cas parce que la CPU et le CNRS mettent le paquet là-dessus.


Voir la prestation de Colin Gatouillat à MT180 :


60 secondes de plus :



Thématique(s)
Recherche - Valorisation

Mise à jour le 27 juin 2018